Meta multiplie les recrutements à un rythme effréné, privant ainsi les autres acteurs du secteur de précieux talents dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Dernier exemple en date : Daniel Gross, ancien P.-D.G de la start-up prometteuse SuperSafe Intelligence.
Meta en pleine restructuration et investissement massif dans l’IA
Face au retard accusé par son modèle de langage face à la concurrence, Mark Zuckerberg a décidé de réorganiser profondément les activités liées à l’IA au sein de Meta. Il a ainsi créé une nouvelle entité, Meta Superintelligence Labs, tout en injectant 14 milliards de dollars dans la jeune entreprise Scale AI, spécialisée dans la fourniture de données d’entraînement pour les modèles.
Des recrutements ciblés pour asseoir un avantage stratégique
Pour mener à bien ses ambitieux projets, Meta met les moyens en attirant les meilleurs profils de la Silicon Valley. Après avoir débauché plusieurs chercheurs d’OpenAI, la firme vient de recruter Daniel Gross, alors directeur général de SuperSafe Intelligence (SSI).
Fondée par Ilya Sutskever, ancien collaborateur proche de Sam Altman, SSI avait levé 1 milliard de dollars l’an passé. Sur le réseau X.com, l’entreprise a annoncé que Daniel Gross avait quitté ses fonctions depuis le 29 juin, en lui souhaitant « bonne chance dans ses nouvelles fonctions », où il prendra la place de P.-D.G.
Une stratégie de recrutement agressive qui inquiète la concurrence
Récemment, Sam Altman a critiqué la politique très offensive de Meta, qui propose des primes à la signature pouvant atteindre 100 millions de dollars, avec des salaires annuels dépassant largement ceux du marché.
Des figures clés pour diriger la nouvelle division IA
Avant son aventure chez SSI, Daniel Gross s’était fait un nom comme investisseur dans la tech via sa société de capital-risque NFDG, cofondée avec Nat Friedman, ex-P.-D.G de GitHub, également recruté par Meta pour codiriger Meta Superintelligence Labs.
Pour optimiser ses prises, Meta a aussi envisagé une prise de participation minoritaire dans NFDG, qui investit notamment dans des talents de l’IA tels que Figma ou Perplexity. Le succès de cette opération n’a pas encore été confirmé, mais il illustre les ambitions très élevées de Zuckerberg.
Des dépenses pharaoniques dans l’IA : une course effrénée
Meta prévoit d’investir jusqu’à 65 milliards de dollars dans la technologie de l’IA cette année, témoignant de la place centrale que cette révolution technologique occupe désormais dans la stratégie du groupe.
Cette approche agressive de Meta pour attirer les meilleurs talents et investir massivement dans l’intelligence artificielle redessine le paysage technologique mondial, forçant ses concurrents à revoir leurs propres stratégies de recrutement et d’innovation.